Accueil > Programmation > Les artistes > KGABOSERETO TRADITIONAL TROUPE

BOTSWANA

KGABOSERETO TRADITIONAL TROUPE

Le Botswana, terme tswana signifiant « pays des Tswanas » du nom de l’ethnie principale, est un pays d’Afrique australe sans accès à la mer, entouré de l’Afrique du Sud au sud et sud-est, de la Namibie à l’ouest, de la Zambie au nord et du Zimbabwe au nord-est. Autrefois, le protectorat britannique était appelé Bechuanaland. Le Botswana adopta son nom après son indépendance à l’intérieur du Commonwealth le 30 septembre 1966. Sa capitale est Gaborone. Le pays est régulièrement placé au premier rang des pays africains en matière de gouvernance et de transparence. Ce pays est surnommé « le miracle africain », « l’exception du continent » ou encore « la Suisse de l’Afrique ».

Kgabosereto traditional troupe a été créée en 2007 à l’initiative de la petite ville de Thamaga pour canaliser les jeunes et les sortir de la rue. 50 jeunes de différents villages ont depuis rejoint le groupe et enrichi le répertoire. Le groupe est maintenant reconnu par les entités botswanaises. Il a gagné de nombreuses récompenses et est appelé à participer régulièrement aux cérémonies officielles organisées par la ville et la région. Dans une ambiance fraternelle et chaleureuse, les jeunes danseurs (20 à 30 ans) perpétuent avec passion les traditions et les cultures des différentes tribus et en particulier celle des Bushmen.

Les Bushmen représentent une population d’environ 100 000 personnes dispersées dans plusieurs Etats africains : le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud et l’Angola où ils vivent depuis des dizaines de milliers d’années.La Réserve naturelle de gibier du Kalahari central est située au coeur du Botswana; elle avait été créée pour protéger le territoire ancestral des 5 000 Bushmen gana, gwi et tsila et de leurs voisins, les Bakgalagadi, ainsi que les animaux sauvages dont ils dépendent. Au début des années 1980, on découvrit d’importants gisements de diamants dans la réserve.

Trois vagues d’expulsions eurent lieu en 1997, en 2002 et en 2005 au cours desquelles la plupart des Bushmen furent chassés de la réserve. Leurs huttes furent démantelées, leur école et leur poste de santé furent fermés, leurs sources d’eau détruites. Ils vivent actuellement dans des camps de relocalisation situés en dehors de la réserve. Ils sont présents dans la région depuis 44 000 ans. Comme les pasteurs Khoïkhoï, ils pratiquent les langues à clics du groupe khoïsan, un ensemble linguistique sans intercompréhension mais distinct des langues nigéro-congolaises majoritaires en Afrique subsaharienne.

Présentation des danses:

Tsutsube dance : C’est un type de danse traditionnel des Basarwa, peuple reconnu comme le peuple indigène du Botswana, aujourd’hui représenté par deux tribus : les Khoe San et les Bakalahari. La danse Tsutsube tourne autour de plusieurs thèmes : la chasse, la cueillette, la guérison, la puberté et la célébration.

La guérison : il y a des maladies pour lesquelles la communauté San pense qu’il est nécessaire de passer par un processus de guérison spécifique, avec l’aide d’un guérisseur traditionnel.
Célébration : La danse de la célébration est réalisée lorsqu’un animal a été attrapé à la chasse, ou après une cueillette fructueuse. Les danseurs portent des peaux d’animaux et des bracelets aux pieds pour faire du bruit.

Phathisi Dance : Ce type de danse est réalisé par les hommes Babirwa, pour célébrer des occasions spéciales comme des mariages. Pour ces danses, ils portent des couvertures autour de leurs jambes, avec des peaux d’animaux par-dessus pour faire du bruit.

Kalanga Dance : Ce type de danse est réalisé par les villageois lorsqu’ils ont un problème. Ils prient les ancêtres pour qu’ils les aident à trouver des solutions. Cela peut par exemple se produire en période de sécheresse, pour appeler la pluie, ou lorsqu’un habitant du village est malade.

Programmation organisée par le Festival de Confolens en collaboration avec le Festival de Montignac.

Pour les voir pendant le festival...