Artiste

Ruphaÿ

Ruphaÿ, plus connu en France sous le nom de Los Rupay, est un groupe de musique bolivien fondé en 1968 à la Paz par Mario Porfirio Gutiérrez.

Il fut le premier groupe à présenter les mélodies indigènes dans leur forme originale sur les scènes de Bolivie, Amérique latine et plus tard en Europe où le groupe se produisit entre autres à l’Olympia de Paris.

Ruphay est un mot quechua qui signifie “rayons du soleil”.

En 1968, Mario Porfirio Gutiérrez, d’origine aymara, fonda, avec Agustín “Cacho” Mendieta, Hery Cortez, Omar Hoyos et Gover Nogales Muños, un quintet musical dont le répertoire principal est le folklore indigène bolivien. C’est à partir de 1973 que l’Europe apprend à connaitre ce groupe. A partir de 1977 le groupe se concentra sur les musiques et instruments indigènes et commença à chanter exclusivement en langues indigènes quechua et aymara. Leur succès donna des idées à d’autres groupes comme Awatiñas ou Kala Marka.

L’art musical des Indiens des Andes trouve ses origines dans l’époque pré-colombienne. C’est l’héritage des grandes civilisations Quechuas et Aymaras qui se transmet de générrations en générations. La musique des Andes s’est affirmée comme une résistance aux tentatives de liquidation culturelle menée depuis le 16ème. Elle a pourtant été capable de « digérer » les rythmes des conquérants espagnols et des esclaves africains venus remplacer dans les plantations les Indiens décimés.

Cette musique possède une énorme force intérieure. Cette musicalité éclate grâce à la Zampona (flûte de Pan), la Tarka (grosse flûte carrée à bec taillée dans un bois plein), la kena (flûte taillée dans le roseau dont l’extrémité est biseautée), les pinkillos (petites flûtes à bec) et moxenos ou aycoris tous intruments à vent qui sont accompagnés par le bombo (haut tambour taillé d’une seule pièce dans un tronc d’arbre) et la wankara (petit tambour). A noter un instrument à cordes qui vit le jour après l’arrivée des Espagnols, le Charango dont la caisse de résonance est constituée d’une carapacede tatou.

Le groupe a continué, au fil des ans et malgré la disparition de son fondateur Mario Porfirio Gutierrez, à faire des concerts et commencera à l’automne 2018 une série de représentations en Bolivie.

Détenteur de cette musique pure, aérienne, porteuse de vraie culture, le groupe nous apporte aujourd’hui un or beaucoup plus pur que celui qu’étaient venus chercher les conquérants.

Pour les voir pendant le festival